Présence Franciscaine en Carladez

Sainte Claire

Les Franciscains en Carladez

Clarisses de Boisset et Carlat

Clarisses de Mur de Barrez

Sœurs Clarisses avant la Révolution

Patrimoine clarien

Le Carladez

Les saintes Clarisses

Histoire des Clarisses

Clarisses d’Aurillac

Tiers Ordre en Carladez

Sœurs Clarisses après la Révolution

Retour Site Clarisses Mur de Barrez

 

Les Clarisses de Boisset et Carlat

 

L’origine des Clarisses en Carladez

Les Clarisses de Montpellier

 

L’initiative de la fondation des clarisses de Montpellier est due à deux femmes : Marie d’Uzès et Guillelme Manent. Elles sont bientôt rejointes par six autres compagnes, et forment, vers 1250, une communauté de l’Ordre de Saint-Damien.  En 1258, le monastère «Notre-Dame de Paradis» est achevé. Le Pape Urbain IV impose en 1263 une nouvelle règle dans l'intention d’unifier les monastères se réclamant de la Sainte d’Assise, il les oblige à prendre l’appellation : «Ordre de Sainte Claire»

 

Les  Clarisses de Millau

 

L’initiative de cette fondation revient à Ticbors de Saint-Maurice, une rouergate, qui met ses biens fonciers à la disposition du futur monastère, et s’offre d’être la première novice, avec Ticbors de Cantobre. Ticbors de Saint-Maurice, parente du frère ministre provincial de Provence, s’adresse à lui pour en obtenir un essaim de Clarisses et celui-ci lui députe l’abbesse de Montpellier, Marie de Teyric, et quelques une de ses moniales. Cette abbesse donne l’habit de l’Ordre aux deux fondatrices. Elle s’assure du concours du comte Henri II de Rodez qui promet le pain pour douze moniales. Le monastère est reconnu canoniquement en mai 1291 par l’évêque de Rodez.

 

 

Les Clarisses de Boisset

 

Le 13 décembre 1323, Isabelle de Rodez, vicomtesse de Carlat,  fonde les clarisses dans son château Boisset. Pour cette fondation, elle fait venir des clarisses de Milhau, communauté fondée par son Père Henri II de Rodez en 1292.

Albe de Morèze, abbesse de Milhau, reçoit les premières postulantes : Hélis de Laroque, souveraine de Tournemire, et Guillemme de Bonamit. C’est elle qui leur donne l'habit de l'ordre de Sainte Claire au monastère de Boisset

 

Isabelle de Rodez fonde la communauté dans son château de Boisset ; celui-ci est composé d'une cuisine et de plusieurs pièces dans le bas, de plusieurs chambres, de greniers, de celliers, avec une tour au midi, entourée de cours, étables, four et leur courtillage, le tout ne formant qu'un enclos, sans compter jardins, prés, pâtures... La communauté ne tarde pas à se développer.

 

En 1448, Bernard d’Armagnac, successeur d’Isabelle de Rodez en la Vicomté de Carlat, constatant que la construction de la maison conventuelle n'a jamais été achevée, faute de ressources, que les sœurs vivent dans un bâtiment inachevé et dans un lieu quasi-champêtre, exposées, sans défense, a le désir de les transférer en ville, mais meurt avant d’avoir pu réaliser ce projet.

 

 

 

Au début du XVIIème siècle la vie religieuse se relâche, et le monastère de Boisset ne compte plus que onze religieuses.

 

En 1618, le roi nomme abbesse perpétuelle des Clarisses Urbanistes de Boisset, Françoise de Reilhac, une jeune religieuse sans vocation.

 

Le 10 décembre 1625, elles achètent une maison rue d’Aurinque à Aurillac. Les frères Mineurs acceptent la direction de leurs soeurs à la condition que l’abbesse accepte les élections triennales prescrites dans la règle donnée à l’ordre de Sainte Claire, le 17 octobre 1264, par le pape Urbain IV.

 

Le 22 juin 1626, a lieu la translation du monastère de Boisset dans un logement rue d’Aurinque à Aurillac.

 

En 1632, sœurs Thérèse Combes, Marguerite de Cébié et Claude de Vendogre, quittent Aurillac pour fonder un monastère de Clarisses Urbanistes à Castres, sous la protection de St Joseph. Ce monastère fondé dans le quartier des Ormeaux, proche de la cathédrale, fut dispersé par la Révolution.

 

En 1638, la communauté compte plus de 30 sœurs. Comme l’abbesse Françoise de Reilhac refuse les élections triennales, la majorité des sœurs décide de s'écarter de l'abbesse, et de fonder un autre monastère à Aurillac. Deux sœurs :  Ysabelle de Pouzols et Jeanne de Griniolz, resteront fidèles à Françoise de Reilhac, qui fera tout pour frustrer définitivement la nouvelle communauté du patrimoine de l'ancien monastère de Boisset, qui devait leur revenir après sa mort.

 

 

Les Clarisses de Carlat

 

Les avis se partagent et mettent en doute l’existence du monastère de Carlat. Si celui-ci a vraiment existé comme plusieurs sources l’affirment, les titres de cette fondation ont péri, probablement à l'une des invasions du château de Carlat, si fréquentes aux XIV° et XV° siècles ; mais la tradition, soit orale, soit écrite, du monastère de Sainte Claire d'Aurillac en a gardé fidèlement le souvenir.

 

Isabelle de Rodez, aurait doté une autre maison de clarisses à Carlat, en même temps que celle de Boisset. La résidence des sœurs se trouvait dans l’enceinte fortifiée du château.

 

Cette fondation aurait péniblement subsisté jusqu’à la suppression, qu’en obtint, fin XVème début XVIème, Anne de France, fille de Louis XI et veuve de Pierre, duc de Bourbon. La communauté fut alors unie à celle de Boisset.

 

Par Ordre du roi Henri IV, la forteresse de Carlat fut entièrement rasée en 1603-1604.

 

Carlat au XVI° siècle - Reconstitution hypothétique

 

Les Sœurs Clarisses - Monastère Sainte Claire - 2 rue de la Berque - 12600 Mur de Barrez – www.steclairemur.org