Saint François d’Assise

1181- 3 Octobre 1226



Né à Assise en Italie, en 1181, d’où l’appellation « François d’Assise », fils d’un riche marchand il  doit son nom à son père. De retour de France, pays dont il aime particulièrement  aller en raison du  riche commerce  des draps et de la qualité de vie « festive » ; alors que, Dame Pica, la mère de François veut, elle, lui donner le prénom de Jean, son père s’entête  et lui donne le prénom de « François » que l’on pourrait traduire par « petit français »

 François est donc  issu d’une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades… François mène une vie facile et tumultueuse ; il désire devenir chevalier, participe à  la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse… jusqu’à ce jour où, réparant  l’Eglise de Saint Damien dans la campagne d’Assise, François prie devant le crucifix, une voix se fait entendre et embrase son cœur. .. Sa rencontre avec le Christ bouleverse sa vie :

-« François, François…  Va, répare mon Eglise qui tombe en ruines. »
- Qui es-tu  Très doux Seigneur mon Dieu, moi, ton petit pauvre, qui suis-je ?
.Seigneur mon Dieu, je voudrais t’aimer, moi, ton petit pauvre
.Je t’ai donné tout mon cœur et  tout mon corps, moi, ton petit pauvre
.Je désire ardemment faire davantage, moi, ton petit pauvre… si du moins je pouvais le savoir

Laissant toute une vie de plaisirs et de richesse, il devient « le pauvre d’Assise » et entraîne dans son sillage de nombreux jeunes désireux de suivre le Christ Pauvre.  L’Ordre des frères mineurs est né ! Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité avec les pauvres, les démunis, les marginalisés. Il dénonce les injustices et s’oppose à toute appropriation. C’est dans la prière qu’il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Il prend la condition des « pénitents » de l’époque et revêt un habit couleur de cendre pour marquer son désir de « faire pénitence »

 Sa conformité à Jésus est telle, qu’il reçoit les marques de la Passion (« les stigmates »). Son amour pour la nature et toute créature le fait reconnaître comme « frère universel » et patron de l’écologie et  des animaux… (proclamé tel par Jean Paul II le 29 novembre 1979) Loin d’être le naïf que l’on représente parlant aux oiseaux ou apprivoisant le loup de Gubbio , François est un homme de paix et de réconciliation. Son absolu de pauvreté lui permet de rejoindre la personne telle qu’elle est : aimée de Dieu . Parce qu’il se reçoit sans cesse de Dieu , il considère toute personne comme « frère et sœur». il loue Dieu à travers toute créature et va, au terme de son pèlerinage terrestre, composer un cantique que l’on aime chanter « le cantique du soleil » parce que François  réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l’amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre sœur la Lune, notre frère le Soleil…

 Mais en mesurons-nous la profondeur ? La dernière strophe de la prière de louange  s’adresse au Seigneur pour notre « sœur la mort »: « loué sois tu mon Seigneur pour notre sœur la mort corporelle, à qui nul homme ne peut échapper. » .

Oui, François, Saint François d’Assise que nous fêtons le 4 octobre nous laisse un message de paix, de réconciliation avec Dieu, avec nous-même et tout être crée. On peut comprendre que le mouvement écologiste se réfère à sa vie faite d’humilité, de respect, d’accueil de l’autre car il voit en tout et partout un frère, une sœur. N’oublions pas que cette réconciliation profonde, cette unification de l’être prend sa source et se nourrit de l’accueil de la vie de Dieu en lui et dans chaque être. C’est dans la contemplation du Christ crucifié que François peut se dire frère de tous et que nous découvrons la source de la Paix….

Sœur Marie Joie

Seigneur fait de moi un instrument de ta Paix