Lundi 17 juillet 2017

célébration des obsèques de Soeur Elisabeth Marie (Elisabeth VINEY)

102 h 30 au Monastère Sainte Claire de Mur de Barrez

voir la feuille de chant de la messe


Evocation de sœur Elisabeth

Chère Elisabeth,

dans deux jours, tu aurais soufflé tes 83 bougies. C'est près de ton Seigneur, et avec tous ceux et celles qui t'ont précédée que tu feras la fête.

Après avoir consacré ta jeunesse à ta nombreuse famille, dont tu t'es si bien occupée, soutenue par ton papa après le décès précoce de ta maman, tu es entrée chez les Clarisses. Tu as fait profession solennelle à Béziers en 1969, et tu es arrivée à Mur en 1982.
Tes 3 dernières années, tu les as passées à l'EHPAD de l'Immaculée à Ceignac, près de Rodez. Tu y as été très bien entourée par le personnel et surtout par les sœurs de la Sainte Famille, et en particulier de sœur Nicole. Cet environnement a permis que tu puisses vivre ta vie religieuse jusqu'au bout, à laquelle tu tenais tellement. Par les temps qui courent, nous mesurons la chance que cela représente aujourd'hui, et nous sommes d'autant plus reconnaissantes envers les sœurs de la Sainte Famille ! Tu as pu participer aux offices, aux Eucharisties, aux temps de retraite, et même aux temps de rencontres communautaires où les sœurs t'accueillaient bien volontiers. Quand elles ont fêté leurs 200 ans de fondation, tu as aussi voulu participer aux événements, demandant pour cette occasion à sr Nicole la prière de ce jubilé, mais tout en spécifiant bien, avec sans doute un peu d'humour, que malgré ton intérêt pour les sœurs, il ne fallait quand même pas s'imaginer que tu allais devenir sœur de la Sainte Famille ! Oui, jusqu'au bout tu es restée fille et sœur de sainte Claire, « fidèle aux promesses que tu as faites au Seigneur », comme le demande sainte Claire dans sa bénédiction. Merci à toi pour ce témoignage que tu nous as donné.
Ce fut certes difficile d'être séparée physiquement de tes sœurs Clarisses pendant ces années, mais au moins 2 beaux et bons événements ont éclairé ce temps. Tu as eu la joie d'aller en pèlerinage à Lourdes déposer tant d'intentions aux pieds de la Vierge Marie à la grotte ; et en septembre dernier nous sommes toutes venues t'entourer pour fêter tes 60 ans de vie religieuse, une journée dont nous aussi gardons un très bon souvenir.

En communauté, on ne compte plus les années où tu t'es occupée de la lingerie, de la couture, des archives de la communauté, du magasin où tu étais attentive à tous les gens qui passaient et te confiaient leurs intentions de prière. Ton cœur gros comme ça ne battait pas seulement pour ta famille, les sœurs de ta communauté, les gens que tu rencontrais. Il battait aussi à l'unisson de tant de personnes en difficulté, vivant des situations douloureuses.

Mais cela ne t’empêchait pas de rire aussi, et de savoir te réjouir et faire rire les autres. Nous gardons des souvenirs inoubliables des récits de tes expéditions au buron, notre ermitage dans la montagne, aux pieds du Plomb du Cantal, où il t'arrivait si souvent des aventures !
Quant aux fêtes communautaires, c'étaient des moments où tu pouvais déployer tes grands talents de comiques dans des petites pièces de théâtre ou des sketches, ou encore lors de tes imitations impayables de Charlie Chaplin ! Tu enfilais alors ta queue de pie, ton chapeau, et tu faisais tournoyer ta canne : qui aurait pu résister et garder son sérieux !

Tu étais toujours attentive à chacune en communauté, et en particulier tu n'oubliais aucune fête des sœurs. Une prière au choeur, un bouquet à la place au réfectoire, des marques simples qui traduisaient ton attention fidèle.
Tu avais une dévotion particulière à la prière pour les défunts. Aujourd'hui que tu nous quittes, s'il te plaît, continue de prier pour ceux que tu as rejoints, particulièrement tes parents, ta sœur Chantal, ton frère Hubert, les nombreuses sœurs qui t'ont précédée. Mais prie aussi pour nous qui restons : ta nombreuse famille, ceux qui sont ici aujourd'hui, et ceux qui n'ont pas pu se déplacer, et aussi pour ta petite communauté, afin que nous poursuivions courageusement notre marche sur le chemin de sainte Claire.

Lecture de la lettre de Saint Paul apôtre aux Romains (Rm.8,31b-35. 37-39)

Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste : alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous : alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

PS 15 : GARDE-MOI SEIGNEUR MON DIEU

Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc (12 ,35-40)

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir. S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils ! Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »


Prière universelle

Introduction : Pleins de confiance, tournons-nous vers le Seigneur pour lui adresser nos prières.

1. Béni sois-tu Seigneur pour la vie et la vie religieuse de sœur Elisabeth. Tu as cheminé patiemment avec elle, et elle avec toi au cœur d'une communauté. Accueille-la aujourd'hui auprès de toi, avec toutes celles qui l'ont précédée, nous t'en prions.

2. Regarde avec tendresse Seigneur tous ceux qui ont perdu un être cher et qui sont dans la peine, spécialement la famille de sœur Elisabeth. Sois toi-même leur courage et leur force. Qu'ils mettent leur espérance en toi, le Maître de la vie qui as vaincu la mort, nous t'en prions.

3. Fais-toi proche de tous ceux qui sont en maison de retraite ou dans les hôpitaux, du personnel soignant qui se dévoue à leur service avec patience et délicatesse. Béni sois-tu pour le personnel de l'Ehpad de l'Immaculée à Ceignac, pour les sœurs de la Sainte Famille, qui ont accompagné sœur Elisabeth ces dernières années. Sois notre merci à chacun, nous t'en prions.

4. Inspire des gestes et des paroles de fraternité pour que la paix s'étende dans le monde entier, et déjà en nous et autour de nous. Que les chrétiens, par leur prière et vie, osent et sachent témoigner que tu donnes la paix à ceux qui la désirent, nous t'en prions.

Conclusion : Seigneur de la vie, dans ta bonté et ta miséricorde, exauce ces prières que nous t'adressons, et celles que nous portons dans notre cœur, toi qui règnes pour les siècles des siècles. AMEN.