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Méditation de Carême 2011

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Mercredi des Cendres : (Benoît XVI, Catéchèse Février 2008)

Etant donné que les engagements, les soucis et les préoccupations nous font retomber dans l'habitude, nous exposent au risque d'oublier à quel point l'aventure à laquelle Jésus nous fait participer est extraordinaire, nous avons besoin, chaque jour, de recommencer notre itinéraire exigeant de vie évangélique, en rentrant en nous-mêmes à travers des pauses restauratrices de l'esprit. Avec l'antique rite de l'imposition des cendres, l'Eglise nous introduit dans le Carême comme dans une grande retraite spirituelle qui dure quarante jours.

En imposant les cendres sur la tête, le célébrant dit : « Rappelle-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière » (cf. Gn 3, 19), ou bien il répète l'exhortation de Jésus : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (cf. Mc 1, 15). Ces deux formules constituent un rappel à la vérité de l'existence humaine : nous sommes des créatures limitées ; des pécheurs qui ont toujours besoin de pénitence et de conversion. L'invitation à la conversion est alors un élan à revenir entre les bras de Dieu, Père tendre et miséricordieux, à avoir confiance en Lui, à se remettre à Lui comme des enfants adoptifs, régénérés par son amour. La conversion est tout d'abord une grâce, un don qui ouvre le cœur à l'infinie bonté de Dieu. Il devance lui-même par sa grâce notre désir de conversion et accompagne nos efforts vers la pleine adhésion à sa volonté salvifique. Se convertir signifie alors se laisser conquérir par Jésus (cf. Ph 3, 12) et « retourner » avec Lui au Père.

« L'Eglise, à travers les textes évangéliques proclamés lors des dimanches de Carême, nous conduit-elle à une rencontre particulièrement profonde avec le Seigneur, nous faisant parcourir à nouveau les étapes de l’initiation chrétienne: pour les catéchumènes en vue de recevoir le sacrement de la nouvelle naissance; pour ceux qui sont déjà baptisés, en vue d’opérer de nouveaux pas décisifs à la suite du Christ, dans un don plus plénier. » (Benoît XVI, Message de Carême)

Et ce sont des méditations du frère franciscain capucin Raniero CANTALAMESSA, prédicateur au Vatican, qui nous accompagneront cette année dans notre parcours de préparation aux fêtes de Pâques.


1er Dimanche de Carême

De l'Évangile selon St Matthieu :


Alors Jésus lui dit : « Arrière Satan ! Car il est écrit : c'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, et c'est lui seul que tu adoreras. »

« Ce n'est pas seulement de pain que l'homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »


Frère Raniero Cantalamessa, ofm cap :

« La chose la plus importante que la foi chrétienne a à nous dire n'est pas que le démon existe, mais que le Christ a vaincu le démon.

Avec le Christ nous n'avons rien à craindre. Rien ni personne ne peut nous faire de mal, si nous ne le voulons pas. Depuis la venue du Christ, Satan est comme un chien attaché : il peut aboyer de toutes ses forces et tirer tant qu'il veut sur sa laisse, mais si nous ne nous approchons pas de lui, il ne peut pas mordre. Au désert, Jésus s'est libéré de Satan pour nous libérer de Satan ! C'est la bonne nouvelle avec laquelle nous entamons notre marche de carême vers Pâques. »



2è Dimanche de Carême

De l'Evangile selon St Matthieu :

« Celui-ci est mon Fils bien aimé, en qui j'ai mis tout mon amour, écoutez-le ! »

Frère Raniero Cantalamessa, ofm cap :

« Lorsqu'on tombe amoureux d'une personne humaine, on se trompe en attribuant à la personne aimée des talents qu'elle n'a peut-être pas, et avec le temps, on est souvent obligé de changer d'avis. Dans le cas de Jésus, plus on se connaît et on passe de temps ensemble, plus on découvre de motifs d'être amoureux de lui et plus on est confirmé dans son choix. Cela ne veut pas dire qu'il faut attendre tranquillement, même avec le Christ, le classique « coup de foudre ». Si un garçon ou une fille passe son temps enfermé à la maison sans voir personne, il ne se passera jamais rien dans sa vie. Pour tomber amoureux il faut se fréquenter ! Si une personne est convaincue, ou tout simplement commence à penser que c'est beau et que cela vaut la peine de connaître Jésus Christ de cette manière, différente, transfigurée, elle doit commencer à le « fréquenter », à lire ses écrits. Ses lettres d'amour sont l'Evangile ! C'est là qu'il se révèle, qu'il se « transfigure ». Sa maison, c'est l'Eglise : c'est là qu'on le rencontre. »



3è Dimanche de Carême

De l'Evangile selon St Jean :

« Mais l'heure vient – et c'est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que cherche le Père. »

Frère Raniero Cantalamessa, ofm cap :

« Dans l'Evangile de ce dimanche, Jésus fait une proposition radicale à la Samaritaine et à tous ceux qui, d'une certaine manière, se reconnaissent dans ce qu'elle vit : chercher une autre « eau », donner un sens nouveau et un nouvel horizon à leur vie. Un horizon éternel ! « L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle »

Que représente pour nous l'obstacle qui nous empêche de porter notre regard vers l'extrême horizon, l'horizon éternel ?

Ce jour-là, la Samaritaine comprit que quelque chose devait changer dans sa vie si elle voulait obtenir la « vie éternelle », car nous la retrouvons peu après transformée, en train d'évangéliser, racontant à tous, sans complexe, ce que Jésus lui a dit. »



4è Dimanche de Carême

Frère Raniero Cantalamessa, ofm cap :

« L'aveugle recouvre la vue et, parallèlement, il découvre en effet qui est Jésus. En nous décrivant tout cela de manière aussi détaillée, c'est comme si l'évangéliste Jean nous invitait très discrètement à nous poser la question : « Et moi, où en suis-je sur ce chemin ? Qui est Jésus de Nazareth pour moi ? ». Personne ne nie le fait que Jésus soit un homme. Il est également reconnu presque universellement qu'il a été un prophète, un envoyé de Dieu. Et beaucoup s'arrêtent là. Mais cela ne suffit pas. Même un musulman, s'il est cohérent avec ce qui est écrit dans le Coran, reconnaît que Jésus est un prophète. Mais il ne se considère pas un chrétien pour autant. Le saut avec lequel on devient chrétien au sens propre est quand on proclame, comme l'aveugle de naissance, Jésus « Seigneur » et qu'on l'adore comme Dieu. La foi chrétienne n'est pas essentiellement croire à quelque chose (que Dieu existe, qu'il existe un au-delà...), mais croire en quelqu'un. Dans l'Evangile, Jésus ne nous donne pas une liste de choses à croire ; il dit : « Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi » (Jn 14, 1). Pour les chrétiens, croire, c'est croire en Jésus Christ. »



5è Dimanche de Carême

Frère Raniero Cantalamessa, ofm cap :

« Les histoires de l'Evangile ne sont pas écrites uniquement pour être lues mais aussi pour être re-vécues. L'histoire de Lazare a été écrite pour nous dire ceci : il y a une résurrection du corps et une résurrection du cœur ; la résurrection du corps aura lieu « au dernier jour », mais celle du cœur se produit, ou peut se produire, chaque jour. Qui peut nous apporter cette résurrection du cœur ? Nous savons qu'aucun remède humain ne peut venir à bout de certains maux. Les paroles d'encouragement laissent derrière elles le terrain même qu'elles ont trouvé. Chez Marthe et Marie il y avait aussi « beaucoup de Juifs... venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil » mais leur présence n'avait rien changé. Il faut faire appeler Jésus, comme le firent les sœurs de Lazare. L'invoquer, comme les personnes ensevelies sous une avalanche ou sous les décombres d'un tremblement de terre attirent l'attention des secouristes par leurs gémissements. »





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