Méditations du Carême 2010

 

 


Mercredi des Cendres


Au commencement du Carême, qui constitue un chemin d'entraînement spirituel intense, la liturgie nous propose à nouveau trois pratiques pénitentielles très chères à la tradition biblique et chrétienne - la prière, l'aumône et le jeûne - pour nous préparer à mieux célébrer la Pâque. [...] Que le Carême soit donc mis en valeur dans toutes les familles et dans toutes les communautés chrétiennes, pour éloigner de tout ce qui distrait l'esprit et intensifier ce qui nourrit l'âme en l'ouvrant à l'amour de Dieu et du prochain. Je pense en particulier à un plus grand engagement dans la prière, la lectio divina, le recours au sacrement de la réconciliation et dans la participation active à l'Eucharistie, par-dessus tout à la messe dominicale. Avec cette disposition intérieure, nous entrons dans le climat de pénitence propre au Carême. Que la Bienheureuse Vierge Marie, Cause de notre joie, nous accompagne et nous soutienne dans nos efforts pour libérer notre coeur de l'esclavage du péché et pour en faire toujours plus un « tabernacle vivant de Dieu ».

(Benoît XVI Message pour le carême 2009)

 

 

En cette année sacerdotale, c’est avec Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, que nous cheminerons chaque dimanche tout au long de ce Carême.

Son langage peut parfois nous dérouter : 2 siècles quasiment nous séparent ! Mais attachons-nous au fond plus qu’à la forme : il peut avoir des choses à nous dire ... il suffit d’actualiser un peu !

Vos sœurs clarisses


Vous voulez connaître le Curé d’Ars en quelques lignes, cliquez ici :


« Nous pratiquons un jeûne qui est très agréable à Dieu, toutes les fois que nous nous privons de quelque chose qu'il nous ferait plaisir de faire, parce que le jeûne ne consiste pas tout dans la privation du boire et du manger ; mais, de ce qui nous flatte le plus dans notre goût ; les uns peuvent se mortifier dans la manière de s'arranger, les autres dans les visites qu'ils veulent faire aux amis qu'ils aiment à voir ; les autres, dans les paroles et les discours qu'ils aiment à tenir ; celui-ci fait un grand jeûne, et qui est très agréable à Dieu, quand il combat son amour-propre, son orgueil, sa répugnance à faire ce qu'il n'aime pas faire. »

(St Curé d'Ars, Sermons)




1er Dimanche de Carême


 Comme le bon soldat n’a pas peur du combat, de même le bon chrétien ne doit pas avoir peur de la tentation. Tous les soldats sont bons en garnison : c’est sur le champ de bataille que l’on fait la différence des courageux et des lâches.

Un chrétien doit toujours être prêt au combat. Comme en temps de guerre, il y a toujours des sentinelles placées çà et là, pour voir si l'ennemi approche, de même nous devons toujours être sur nos gardes, pour voir si l'ennemi ne nous tend pas des pièges, et s'il ne vient pas nous surprendre... 

(Curé d’Ars- Conseils pour le temps de la tentation)



2è dimanche de Carême : « Ecoutez-le ! »

Comme les disciples sur le Thabor ne virent plus que Jésus seul, les âmes intérieures, sur le Thabor de leur cœur, ne voient non plus que Notre Seigneur. Ce sont deux amis qui ne se lassent jamais l'un de l'autre …

Si nous étions pénétrés de la Sainte Présence de Dieu, il nous serait facile de résister à l'ennemi.

Ce n'est pas peu de chose que la Parole de Dieu ! La Parole divine est un des plus grands dons que le Bon Dieu peut nous faire.

Il faudrait s'appliquer tous les jours à une lecture pieuse, tout comme on s'applique à prendre ses repas.

(Curé d'Ars)



3è dimanche de Carême : Dieu nous donne le temps, sachons en profiter !

Nous renvoyons notre conversion à la mort, mais qui nous assure que nous en aurons le temps et la force ?

Nous voulons aller au ciel, mais avec toutes nos aises, sans nous gêner de rien.

Les pauvres pécheurs ne se perdent pas tout d'un coup, ils ne se damnent que petit à petit. Peu à peu, ils s'enfoncent dans la boue de leurs péchés.

En donnant mon coup de pioche, je me disais souvent : il faut aussi cultiver ton âme, il faut en arracher la mauvaise herbe, afin de la préparer à recevoir la bonne semence du Bon Dieu !

(Curé d'Ars)

4è dimanche de Carême :

Nous sommes de ce monde, mais nous ne sommes pas de ce monde, puisque nous disons tous les jours : « Notre père qui es aux cieux. » Oh ! Que c'est beau d'avoir un Père dans le ciel ! « Que ton règne vienne. » Si je fais régner le Bon Dieu dans mon cœur, il me fera régner avec lui dans sa gloire. « Que ta volonté soit faite. » Il n'y a rien de si doux que de faire la volonté de Dieu, et rien de si parfait. Pour bien faire les choses, il faut les faire comme Dieu le veut, en toute conformité avec ses desseins.

Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon, mais c'est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à Lui.

Si le pécheur s'égare davantage, ce tendre Père ne cesse de le poursuivre de sa grâce. Donnons donc cette joie à ce Bon Père : revenons à Lui, et nous serons heureux.

Dieu est si bon, que malgré les outrages que nous Lui faisons, Il nous porte en Paradis presque malgré nous. C'est comme une mère qui porte dans ses bras son enfant au passage d'un précipice. Elle est toute occupée d'éviter le danger, tandis que son enfant ne cesse de l'égratigner et de lui faire de mauvais traitements.

(Curé d'Ars)



5è dimanche de Carême : Rien n'est jamais perdu !

Le Bon Dieu sait toutes choses. D'avance Il sait qu'après vous être confessés, vous pècherez de nouveau et cependant Il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu'à oublier volontairement l'avenir pour nous pardonner !

Le Bon Dieu, au moment de l'absolution, jette nos péchés par-derrière ses épaules, c'est-à-dire Il les oublie, Il les anéantit : ils ne reparaîtront plus jamais. Il ne sera plus parlé des péchés pardonnés. Ils ont été effacés, ils n'existent plus.

Dieu veut bien faire un miracle pour nous et nous convertir, mais Il veut que de notre côté, nous levions certains obstacles qu'il ne tient qu'à nous d'éloigner. Quittez cette compagnie, renoncez à ces plaisirs, à ces amusements, résistez à cette occasion qui vous porte au péché !

Que fait Notre Seigneur dans le ciel ? Il pense à nous … Il prie pour nous … Il est notre avocat, car St Jean a dit : « Si quelqu'un pèche, qu'il se souvienne qu'il a au ciel un avocat qui est Jésus Christ. »

(Saint Curé d'Ars)



Jeudi Saint

Les hommes trament les plus noirs complots contre Lui, tandis que Lui n'est occupé qu'à leur donner tout ce qu'Il a de plus précieux, qui est Lui-même.

Que fait notre Seigneur dans le tabernacle ? Il nous attend ! Notre Seigneur est caché là qui attend que nous venions le visiter et Lui faire nos demandes. Voyez comme Il est bon ! Il s'accommode à notre faiblesse … S'Il se fût présenté avec cette gloire devant nous, nous n'aurions pas osé L'approcher …

Si notre Seigneur avait eu en vue notre dignité, il n'aurait jamais institué son beau sacrement d'amour, car personne au monde n'en est digne. Mais Il a eu en vue nos besoins, et nous en avons tous besoin.

(Saint Curé d'Ars)



Vendredi Saint

Quelle ingratitude ce serait de se montrer avare envers un Dieu qui se montre si prodigue ! N'a-t-Il pas donner tout son sang pour nous sur la Croix ?

Notre Seigneur nous montre le chemin dans la personne de Simon le Cyrénéen : Il appelle ses amis à porter sa Croix après lui.

Jamais on ne pourra se faire une idée, jamais on ne pourra dire ce que notre Seigneur a souffert pour nous. Pour le comprendre, il faudrait savoir tout le mal que le péché Lui fait. Nous ne connaîtrons cela qu'à la mort.

(Saint Curé d'Ars)



Samedi Saint

La Sainte Vierge nous a engendrés deux fois : dans l'Incarnation et au pied de la Croix. Elle est donc deux fois notre Mère.

En dehors du Bon Dieu, rien n'est solide, rien, rien !

(Saint Curé d'Ars)



Dimanche de Pâques


Je pense souvent à la joie des apôtres quand ils revirent notre Seigneur ! La séparation avait té si cruelle ! Notre Seigneur les aimait tant ! Il était si bon avec eux ! Il est à présumer qu'Il les embrassa en leur disant : la paix soit avec vous ! C'est ainsi qu'Il embrasse notre âme quand nous prions. Il nous dit encore : la paix soit avec vous !


(Saint Curé d'Ars)



Dimanche de Pentecôte


Sans le Saint Esprit, nous sommes comme une pierre du chemin … Prenez dans une main une éponge imbibée d'eau et dans l'autre un petit caillou, pressez-les également? Il ne sortira rien du caillou, et de l'éponge vous ferez sortir de l'eau en abondance. L'éponge, c'est l'âme remplie du Saint Esprit et le caillou, c'est le cœur froid et dur ou l'Esprit-Saint n'habite pas.


Il s'agit de savoir qui nous conduit. Si ce n'est pas le Saint Esprit, nous avons beau faire, il n'y a pas de substance, ni de saveur dans tout ce que nous faisons.


Les bons désirs sont le souffle de l'Esprit-Saint qui a passé sur notre âme et qui a tout renouvelé comme ce vent chaud qui fond la glace et ramène le printemps.


Quand le Saint-Esprit réside dans nos cœurs, que de bonnes intentions il nous donne, mais il faut y correspondre, il faut les suivre !

(Saint Curé d'Ars)






 Dimanche de prière pour les Vocations

 

La plus grande de toutes les grâces que nous avons reçues et que nous recevons chaque jour de notre grand Bienfaiteur, le Père des Miséricordes, celle dont nous devons lui être le plus reconnaissantes, c'est notre vocation ; et nous devons témoigner à Dieu d'autant plus de gratitude que l'état auquel il nous a appelées est plus grand et plus parfait. C'est pourquoi l'Apôtre dit : Prenez conscience de votre vocation  ! (Testament de Sainte Claire 1)


ANNÉE SACERDOTALE

Père Très Saint, en cette année sacerdotale que tu donnes à ton Église, nous te prions pour tous les prêtres du monde Viens les bénir et rendre fructueux leur ministère.

Donne à tes pasteurs, par l'intercession du Saint Curé d'Ars, un cœur semblable à celui de ton Fils.

Suscite par ton Esprit-Saint de nombreuses vocations sacerdotales.

Amen. [Prière récitée chaque jour à la Basilique d’Ars]


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Les soeurs Clarisses – Monastère Sainte Claire – 12600 Mur de Barrez - www.steclairemur.org