Neuvaine de Sainte Claire

avec les clarisses de Mur de Barrez



En cette année 2009, la famille franciscaine fait mémoire des 800 ans de la fondationde de l'Ordre Franciscain. Cette année est également la 1ère année de préparation, pour les clarisses du monde entier, pour célébrer, en 2012, le 8ème centenaire de la fondation des Clarisses. Cette 1ère année est centrée sur l'appel, la Vocation, celle de Sainte Claire et la notre. Notre neuvaine sera donc aussi centrée sur le même thème. Nous aurons des passages de la vie de Sainte Claire, et des passages racontant la vocations de plusieurs personnages bibliques.


Légende de Sainte Claire

Testament de Sainte Claire

Vocation dans la Bible

Lundi 3 août

Enceinte et près de son terme, Ortolana priait un jour dans une église devant le crucifix et demandait la grâce d'une délivrance heureuse, quand elle entendit une voix qui lui disait : "Femme, ne crains rien, car tu enfanteras sans danger une lumière dont le rayonnement fera resplendir davantage encore la clarté du jour elle-même!" Sur la foi de cet oracle, Ortolana voulut qu'au baptême on appelât Claire l'enfant qui naissait à la vie de la grâce, dans l'espoir qu'elle brillerait plus tard, d'une façon ou d'une autre, selon le bon plaisir de Dieu, de la clarté promise dès avant sa naissance. (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 2)


La plus grande de toutes les grâces que nous avons reçues et que nous recevons chaque jour de notre grand Bienfaiteur, le Père des Miséricordes, celle dont nous devons lui être le plus reconnaissantes, c'est notre vocation ; et nous devons témoigner à Dieu d'autant plus de gratitude que l'état auquel il nous a appelées est plus grand et plus parfait. C'est pourquoi l'Apôtre dit : Prenez conscience de votre vocation  ! (Testament de Sainte Claire 1)


Le Seigneur lui dit : « Pars de ton pays, laisse ta famille et la maison de ton père, va dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai grand ton nom, et tu deviendras une bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront,je maudirai celui qui te méprisera.En toi seront bénies toutes les familles de la terre. » Abram partit, comme le Seigneur le lui avait dit, et Loth partit avec lui. Abram avait soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Harrane. Il prit sa femme Saraï, son neveu Loth, tous leurs biens, et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Harrane ; ils se mirent en route pour Canaan et ils arrivèrent dans ce pays. Abram traversa le pays jusqu'à Sichem, au Chêne de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays. Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Voilà le pays que je donnerai à ta descendance. » Et là, Abram bâtit un autel au Seigneur qui lui était apparu. (Genèse 12, 1-7)

Mardi 4 août

La petite Claire naquit. Dès qu'elle en eut l'âge, elle commença, dans ce monde ténébreux, à resplendir de clarté. Toute jeune encore, elle rayonnait d'innocence. Cœur docile, elle reçut d'abord de sa mère les rudiments de la foi. Comme l'argile aux mains du potier, elle se laissait façonner intérieurement par l'Esprit qui fit d'elle un vase très pur, réceptacle de toutes les grâces.(Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 3)


Le Fils de Dieu s'est fait lui-même notre Voie et le bienheureux Père saint François, son amant authentique et son imitateur, nous l'a montrée et enseignée par sa parole et par ses exemples. (Testament de Claire 2)


Moïse gardait le troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à l'Horeb, la montagne de Dieu. L'ange du Seigneur lui apparut au milieu d'un feu qui sortait d'un buisson. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : « Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas ? » Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour venir regarder, et Dieu l'appela du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Il dit : « Me voici ! » Dieu dit alors : « N'approche pas d'ici ! Retire tes sandales, car le lieu que foulent tes pieds est une terre sainte ! Je suis le Dieu de ton père, Dieu d'Abraham, Dieu d'Isaac, Dieu de Jacob. » Moïse se voila le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit à Moïse : « J'ai vu, oui, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu ses cris sous les coups des chefs de corvée. Oui, je connais ses souffrances. La clameur des fils d'Israël est parvenue jusqu'à moi, et j'ai vu l'oppression que leur font subir les Égyptiens. Et maintenant, va ! Je t'envoie chez Pharaon : tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël. » Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je pour aller trouver Pharaon, et pour faire sortir d'Égypte les fils d'Israël ? » Dieu lui répondit : « Je suis avec toi. Et voici à quel signe on reconnaîtra que c'est moi qui t'ai envoyé : quand tu auras fait sortir d'Égypte mon peuple, vous rendrez un culte à Dieu sur cette montagne. » Exode 3, 1-12

Mercredi 5 août

Spontanément Claire étendait la main vers les pauvres et utilisait ses richesses pour soulager la misère d'un grand nombre. Afin de rendre son offrande plus agréable à Dieu, elle se privait elle-même de plats fins qu'elle faisait porter en cachette à de pauvres orphelins. Chez elle la délicatesse de cœur grandissait avec l'âge ; elle possédait une âme sensible aux misères d'autrui et prenait en pitié les souffrances des malheureux.  (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 3)


Nous devons donc, mes sœurs bien-aimées, considérer les immenses bienfaits dont Dieu nous a comblées, mais surtout ceux dont il a daigné nous favoriser par l'intermédiaire de son serviteur notre cher Père saint François, non seulement après notre entrée au monastère mais lors même que nous étions encore dans les vanités du monde. (Testament de Claire 3)


L'ange du Seigneur vint s'asseoir sous le térébinthe d'Ophra, qui appartenait à Joas, de la famille d'Abiézer. Gédéon, son fils, battait le blé dans le pressoir, pour le soustraire au pillage des Madianites. L'ange du Seigneur lui apparut et lui dit : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! » Gédéon lui répondit : « Pardon, mon Seigneur ! Si le Seigneur est avec nous, pourquoi tout ceci nous est-il arrivé ? Que sont devenus tous ces prodiges que nous ont racontés nos pères ? Ils nous disaient : 'C'est bien vrai que le Seigneur nous a fait sortir d'Égypte !' Mais aujourd'hui le Seigneur nous a abandonnés, en nous livrant au pouvoir de Madiane... » Alors le Seigneur regarda Gédéon et lui dit : « Avec la force qui est en toi, va sauver Israël du pouvoir de Madiane. C'est moi qui t'envoie. » Gédéon reprit : « Pardon, mon Seigneur ! Comment sauverais-je Israël ? Mon clan est le plus faible dans la tribu de Manassé, et moi je suis le plus petit dans la maison de mon père ! » Le Seigneur lui répondit : « Je serai avec toi, et tu battras les Madianites comme s'ils n'étaient qu'un seul homme. » Juges 6, 11-16

Jeudi 6 août

L’occupation préférée de Claire était la prière : elle y éprouvait de grandes douceurs et, graduellement, se préparait à sa future vie cloîtrée. N'ayant pas de chapelet, pour égrener ses Pater, elle utilisait un sachet de petit cailloux pour compter ses prières au Seigneur. Lorsqu'elle sentit lui monter au cœur les premiers élans du plus haut amour, elle jugea que l'instabilité des beautés de ce monde ne valait pas qu'on s'y attache ; l'onction de l'Esprit lui apprit à mépriser ce qui est ici-bas méprisable. (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 4)

François fit sur nous cette prophétie dont le Seigneur a réalisé ensuite l'accomplissement : du haut du mur de l'Église il s'adressait en français à quelques pauvres qui stationnaient là et il leur criait : "Venez, aidez-moi à travailler pour le monastère de Saint-Damien, parce qu'il viendra ici des religieuses dont la vie sainte et la renommée stimuleront les hommes à glorifier notre Père des cieux dans toute sa sainte Église ! " (Testament de Claire 4)

Élie trouva Élisée, fils de Shafate, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau. Alors Élisée quitta ses boeufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : «Va-t'en, retourne là-bas ! Je n'ai rien fait. » Alors Élisée s'en retourna ; mais il prit la paire de boeufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l'attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d'Élie et se mit à son service. (1 Roi 19, 16-21)


Vendredi 7 août

Plus tard, lorsque ses parents voulurent lui faire contracter un mariage digne de sa condition noble, Claire refusa catégoriquement : si elle repoussait ainsi tout lien terrestre, c'était pour confier au Seigneur le trésor de sa virginité. Telles furent, sous le toit paternel, les premières passes d'armes de son combat pour la sainteté. (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 4)


Et ce n'était pas seulement de nous que notre bienheureux Père prophétisait ainsi, mais encore de toutes celles qui nous suivront dans cette vocation sainte à laquelle le Seigneur nous a appelées.  (Testament de Claire 5)


L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur qui siégeait sur un trône très élevé ; les pans de son manteau remplissaient le Temple.  Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux pour se couvrir le visage, deux pour se couvrir les pieds, et deux pour voler.  Ils se criaient l'un à l'autre : « Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers. Toute la terre est remplie de sa gloire. » Je dis alors : « Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures : et mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l'univers ! » L'un des séraphins vola vers moi, tenant un charbon brûlant qu'il avait pris avec des pinces sur l'autel. (Is 6, 1-3 ; 5-6)

Samedi 8 août

Claire s'en remit alors totalement aux directions de François. Elle avait résolu de le prendre, après Dieu, pour guide de sa vie. Elle se conforma à tous ses avis et reçut ainsi d'un cœur fervent tout ce qu'il lui enseignait sur le Christ Jésus. Dès ce moment, elle supportait avec impatience toutes les parures que le monde trouve belle et, afin de pouvoir posséder le Christ, regardait comme fumier, ce qui fait Ici-bas l'admiration des gens. (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 6)


Avec quel soin donc, avec quel élan passionné du corps et de l’âme ne devons-nous pas accomplir ce que nous demande Dieu notre père, afin qu’avec sa grâce nous puissions lui rendre multiplié le talent que nous en avons reçu ! Multiplié car ce n’est pas seulement pour les autres que Dieu nous a destinées à être des modèles et des miroirs, mais aussi pour chacune de nos sœurs afin qu’elles soient à leur tour des modèles et des miroirs pour ceux qui vivent dans le monde.  (Testament de Claire 6)

 Le Seigneur m'adressa la parole et me dit : « Avant même de te former dans le sein de ta mère,je te connaissais ;avant que tu viennes au jour, je t'ai consacré ;je fais de toi un prophète pour les peuples. » Et je dis : « Oh ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je ne suis qu'un enfant ! » Le Seigneur reprit :« Ne dis pas : 'Je ne suis qu'un enfant !'Tu iras vers tous ceux à qui je t'enverrai,tu diras tout ce que je t'ordonnerai. Ne les crains pas,car je suis avec toi pour te délivrer,déclare le Seigneur. » Puis le Seigneur étendit la main, il me toucha la bouche et me dit : « Ainsi, je mets dans ta bouche mes paroles ! (Jérémie 1, 4-9)


Dimanche 9 août

La nuit des Rameaux, Claire fit ses préparatifs pour obéir à l'ordre du saint et, mit enfin à exécution le départ tant désiré. Laissant donc derrière elle sa maison, sa famille, sa cité, elle se rendit en hâte à Sainte-Marie de la Portioncule. Il ne convenait pas que l'éclosion d'un Ordre de vierges au crépuscule des temps s'effectuât en un autre lieu qu'en un temple consacré à la première et à la plus digne de toutes les femmes. De cette façon, la Mère de Miséricorde montrait clairement à tous que c'était elle qui, dans son sanctuaire, donnait naissance à chacun des deux Ordres. (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 8)

 Si donc le Seigneur nous a appelées à de si grandes choses : laisser voir en nous ce qui peut servir aux autres de modèle et d’exemple, nous avons la stricte obligation d’abord de bénir le Seigneur et de lui en reporter toute la gloire, et ensuite de nous rendre nous-mêmes toujours plus courageuses dans le Seigneur pour faire le bien.   (Testament de Claire 6)


Seigneur, tu as voulu me séduire, et je me suis laissé séduire ; tu m'as fait subir ta puissance,et tu l'as emporté.A longueur de journée je suis en butte à la raillerie, tout le monde se moque de moi. Chaque fois que j'ai à dire la parole,je dois crier,je dois proclamer :« Violence et pillage ! »A longueur de journée, la parole du Seigneurattire sur moi l'injure et la moquerie. Je me disais : « Je ne penserai plus à lui,je ne parlerai plus en son nom. »Mais il y avait en moi comme un feu dévorant,au plus profond de mon être.Je m'épuisais à le maîtriser,sans y réussir. (Jérémie 20, 7-9)


Lundi 10 août

Claire fut accueillie à la lueur des flambeaux par les frères qui veillaient, en prières, autour de l'autel de la chapelle de Sainte-Marie de la Portioncule. C'est là qu'elle dit adieu aux souillures de Babylone et qu'elle donna au monde son acte de divorce ; c'est là que les frères lui tondirent les cheveux et qu'elle abandonna entre leurs mains tous ses bijoux et ornements divers. (Vie de Sainte Claire par Thomas de Celano, 8)

Après que le très haut Père des cieux eut daigné, par sa bonté et par sa grâce, projeter en mon cœur ses lumières et m’inspirer de faire pénitence selon l’exemple et l’enseignement de notre bienheureux Père saint François (c’était peu de temps après sa propre conversion), accompagnée des quelques sœurs que le Seigneur m’avait données dès le début de ma vie pour Dieu, je fis volontairement le vœu d’obéissance entre ses mains, selon la lumière et la grâce que le Seigneur nous avait accordées par la vie sainte et la doctrine de son serviteur.   (Testament de Claire 7)

Une troisième fois, le Seigneur appela Samuel. Celui-ci se leva. Il alla auprès d'Éli, et il dit : « Tu m'as appelé, me voici. » Alors Éli comprit que c'était le Seigneur qui appelait l'enfant, et il lui dit : « Retourne te coucher, et si l'on t'appelle, tu diras : 'Parle, Seigneur, ton serviteur écoute.' » Samuel retourna se coucher. Le Seigneur vint se placer près de lui et il appela comme les autres fois : « Samuel ! Samuel ! » et Samuel répondit : « Parle, ton serviteur écoute. » (1 samuel 3, 8-10)


Mardi 11 août

Or donc, puisqu'une seule chose est nécessaire , je m'y bornerai et je t'y exhorterai pour l'amour de Celui à qui tu t'es offerte comme une hostie sainte et agréable : souviens-toi de ta vocation et, comme une seconde Rachel , remets-toi toujours en mémoire les principes de base qui te font agir  : ce que tu tiens, tiens-le ; ce que tu fais, fais-le et ne le lache pas, mais d'une course rapide d'un pas léger, sans achopper aux pierres du chemin, sans même soulever la poussière qui souillerait tes pieds ; va confiante, allègre et joyeuse. Avance avec précaution cependant sur le chemin du bonheur : ne te fie pas et ne te livre pas à quiconque voudrait te détourner de ta vocation, entraver ta course, et t'empêcher d 'être fidèle au Très-Haut dans l'état de perfection où l'Esprit du Seigneur t'a appelée.  (2ème lettre de Sainte Claire à Agnès de Prague 10-14)


Par la volonté de Dieu et de notre bienheureux Père saint François, nous nous sommes transportées à l’église de Saint Damien pour y demeurer. Le Seigneur, dans sa bonté et par sa grâce, a augmenté là notre nombre, afin de réaliser ce qu’il avait prédit par son serviteur. Saint François nous écrivit ensuite une forme de vie et nous recommanda surtout de toujours persévérer dans la sainte pauvreté. Il ne s’est pas contenté, durant sa vie, de nous exhorter souvent, par ses sermons ou par ses exemples, à l’amour et à l’observance de la très sainte pauvreté ; mais il nous a en outre laissé plusieurs écrits, nous suppliant de ne jamais nous écarter, après sa mort, de la vie de pauvreté, pas plus que le Fils de Dieu lui-même, tant qu’il vécut en ce monde, n’a voulu s’en écarter.  (Testament de Claire 9-10)

 Frères, je ne pense pas l'avoir déjà saisi. Une seule chose compte : oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l'avant, je cours vers le but pour remporter le prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. Nous tous qui sommes adultes dans la foi, nous devons tendre dans cette direction ; et, si vous tendez dans une autre direction, Dieu vous révélera le vrai but. En tout cas, étant donné le point que nous avons déjà atteint, restons dans la même ligne.  (lettre se st Paul aux Philippiens 3 13-16)



Les soeurs Clarisses – Monastère Sainte Claire – 12600 Mur de Barrez - www.steclairemur.org